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New Letters

Années ≤ 2016Écriture

L’étrangeté et la réalité…

Quand les mythes indiscernables résonnent dans le lointain, nous faisons l’expérience de la subversion du réel. C’est le trouble de l’étrangeté à soi-même : le corps forme un chaos-corps.

« Peindre sous le choc des mille vibrations » Nicolas de Staël

Le symbolisme est inachevé, le duel immatériel-tangible est permanent, de cette vie symbolique l’artiste tire les schèmes moteur de son expression. L’art crée du possible…et le temps se fait matière, l’artiste doit saisir la coïncidence entendement-sensibilité, le « surgissement ontologique du sens » heideggerien.

Selon Walter Benjamin, le sublime, l’aura est une présence Autre qui atteste de « l’apparition unique d’un lointain ».

L’art est scellé dans un besoin qui correspond aux plus hautes aspirations de l’homme. Ainsi l’art crée avec lui la société.

« Que de fois vit-on par delà les vagues dont se gonfle le vaste océan, ton dos noir hérissé de soie, l’allure superbe et majestueuse, obtenir telle une montagne la suprématie et la victoire » Léonard de Vinci

Le tragique s’exprime en nous, comme le merveilleux. L’art est une fenêtre ouverte, une sortie vers l’inconnu. Tels des enfants, nous avons besoin de rêver, et construisons des récits. Nous enrichissons le réel par un imaginaire aussi illimité que la raison est fertile. L’art créé de l’espace, une oeuvre d’art est une bouffée d’oxygène.

L’art intervient dans ce non lieu, ce silence absolu. Il donne vie.

Cet espace peut être celui d’une écoute ou d’une vision, il exige une humilité.

L’artiste prend soin et déploie les outils indispensables au partage de notre réalité.

Chacun crée à sa façon sa réalité.Sommes-nous un océan dont les vagues invisibles, s’échouent sur le rivage de l’autre?

L’artiste un palimpseste, parchemin d’empreintes qui deviennent une libre interprétation du réel

Cette fugacité, ce pouvoir de nous surprendre qu’ont les choses réduites à leur fragilité et leur puissance, c’est peut-être cela la beauté.

pas du bon pied mais de la poésie

pour mieux mieux poser le pied par la prose

d’un endroit privé on faire un enfer,

les traces existent dans la mémoire,

les noms et les nombres

se mélangent sur dans les symptômes.

pourquoi faut-il que tout soit si grand

lorsque l’on voudrait que tout soit facile

sous nos yeux d’enfants?

Des voitures rapides s’enfoncent

dans la nuit

A chacun son idéal de blancheur

Une fois d’abord savoir

et ne plus détourner le regard,

il y a des choses des envies,

le nord magnétique,et les roses

qui n’en finissent pas de fleurir

Le texte

est un dialogue

merci à vous

merci

mais nous ne sommes pas là….

combien êtes vous

au moins quinze

pour interpréter

ce qui fut dit

fut fait

au travers de quelques images

et quelques sons

c’est à vous…

Il y a du bruit

c’est pas à cause de ton nouveau téléphone?

non c’est à cause que je suis près de la friteuse

J’annonce! Ce soir dans mon frigo…

..Et?

…il pleut!

on est dimanche

le bruit de la pluie

c’est comme du chocolat

ou une soupe à la tortue

je m’égare

en tout cas tu es bien sur la photo

ouais

moi je trouve que j’ai l’air un peu…

fatigué

contrit

comment ça contrit?

et puis cette photo laisse la place à toute sorte d’interprétations…

j’ai pris un coup de vieux

non c’est faux

c’est un portrait tout bête

n’empêche…

bon il y a une boîte d’œufs dans la porte

fais ce que tu veux

je les mettrai bien à bouillir dans l’eau pour voir

mais t’es dégueulasse!

c’est des œufs durs

tout cuits

non je veux dire sans la coquille jeter dans la flotte

les œufs sans la coquille comme ça

faire gueuler la matière

ça devient blanc vite, et quand on le mange ça a gout d’eau

je préfère le poulet

aux herbes

à l’huile

à la vapeur

reprends-en

il faut dire que la dernière fois on l’a échappé belle avec l’autocuiseur

et l’autocenseur

c’est pareil

ce qu’il faut faire

dire

des pieds et des mains

jusqu’à la tête

remplie

de pâte molle

de verre brisé

jolie l’étincelle

elle a filé la garce

bon revenons à nos moutons

j’aime pas le mouton ça pue

comme le poulet

le cochon

racistes!

tous les mêmes

une seule certitude aveugle

quant au contenu du message

dans la malle bien fermé sur soi

dans laquelle est supposé rester

le destinataire relatif

il s’est expédié en même temps

que les affaires courantes

lui aussi?

oui

lui aussi

avec elles?

avec du sel

et des patates

m’en parle pas

elles sont sorties de leur gond

la peau épluchée?

non

bin alors qu’est-ce que tu FOUS?

je suis considérablement absent

en ce moment

en tout cas

quoi?

Ta prise de position favorise un certain

…relativisme bilaire

je ne m’en fais pas

va te faire foutre

je ne sais pas

ne me dis pas que tu as peur

si

arrêtes la peur c’est incapacitant

ça tu le sais très bien

depuis que tu es condescendant

compatissant

con tout court

bon je reprends

vazy

après toi

merci

IL FAUT

souligner la splendeur de cette saison

en tous points monotone

et?

revenir au fil directeur de notre dialogue

non

si

pourquoi?

parce qu’ils tirent la langue

c’est bon ça!

arrête un peu

Je disais donc

je l’ai échappée

quand ça?

à l’instant

elle peut pas être loin…

j’entends du bruit

ah oui

tiens

allons voir

qu’est ce que c’est?

quelle idée de mettre le micro onde à fond aussi

voila le résultat

pas du bon pied mais de la poésie

pour mieux mieux poser le pied par la prose

d’un endroit privé on faire un enfer,

les traces existent dans la mémoire,

les noms et les nombres

se mélangent en sursymptômes.

pourquoi faut-il que tout soit si grand

lorsque l’on voudrait que tout soit facile

sous nos yeux d’enfants?

Des voitures rapides s’enfoncent

dans la nuit

Son idéal de blancheur

Une fois savoir

et ne plus détourner le regard,

il y a des envies,

le nord magnétique et les roses

qui n’en finissent pas de fleurir

Le vent fait crisser les feuilles sèches

la pluie claque sur les ardoises

qui répond au gris sombre du ciel métallique

Les étoiles fondent

un filet de nuit

sur un lac de rêve la lune,

un reflet roux sur l’onde

Le mystère percé à jour

par nos frères

reste à nos portes

Nous rentrons sans savoir comment

dans les contrées immenses

du berceau de l’homme

dans l’ombre éclatante

du territoire sans profondeur

qu’est la nuit

it was a lonely nightwalking / the fresh mood / experiencing the dark / margin of solitude

like inner wandering / landscapes where you feel / you’re so close / everything could fall

Turbulences

hautes fréquences

zones de frictions

Nuance sans valeur

1111

sensible sans sens

présences

Admettre sans détour Faiblesses et failles

Le réel pris pleine tête

Le visage fatigué

la figure en déroute

les mains surprises

aux yeux délavés pareillement secs

aux proches itinéraires des carrefours creux

le poète des rivières,

de pluie et de liberté

Je suis le poète des rivières, de pluie et de liberté

des ombres reconnaissantes

qui passent derrière le rideau de pierre

je laisse à la nuit son goût de pluie dorée à l’écoute,

l’herbe teinte avance les couleurs,

des arbres et des forêts ruisselantes

je goûte la route un jour de pluie

le parfum d’un rayon de lumière sur la roche à nue

dresse ses arêtes couleur de plomb

la goutte d’eau que l’on marchande

tombe plus vite encore

une musique étrange au coeur

un oiseau inconnu

le chemin aérien d’un instant

le passager qui n’attend plus rien

vit le monde et l’instant

nous sommes présents

au monde et à la nuit

comme les oiseaux

jouent et déjouent

les pièges du haut vent

jamais ne se posent

à l’envi à l’envers

Il y a des enfers au-dessus

de cette rivière

faite de songe

d’un saule pleur

et où glissent d’invisibles canots.

Je ne demanderai pas à sortir

sous le ciel qui peut le monde

mon coeur sans attaques érode le temps

sans rien laisser paraître des brisures

la nécessité de brûler cet espoir

reste entre les épaules et en marche

car ce pardon accordé à tous est rejeté

et les cris s’entrechoquent

J’abandonne encore des regards

au commencement des feuilles

quand l’heure tardive effleure

une nouvelle suite de jour,

Nous sommes ce spectateur

qui a soi-même pour objet

qui de sa propre vie,

qui dans le doute,

qui dans la sensation.

Une écharde plantée sous la peau

tu connais la chanson des promesses

celle qu’on fait par temps d’orage

ont la couleur des fleurs molles près des rivières

Les gens regardent la télé

Les gens conduisent leur voiture

Les gens ont des rêves cassés

Il n’y a pas d’information

Il n’y a pas d’arrêt , il n’y a pas d’abri

le naïf a la force de ses yeux

qui voient plus loin que le monde fini

en nous sommeille l’amour

Ce qui me retient c’est la mémoire

sinon autant partir aussi loin

séparé de la famille et des amis, de ce qui fait masse

on voit le mieux les mots qui passent

demain rêver encore

la force d’une épopée sans époque

le poème est un lieu qui s’échappe

souvent la nuit donne la lumière

Si chacun est à vendre

Nous ne sommes plus unique

La différence est morte

c’est le bien total

qui a défoncé la porte

le soir envenime ce qui reste

Nous sommes ensemble

les regards violents

les grosses chaussures noires

qui font du bruit

Les murs hauts qui écrasent

l’étoile qui luit peut-être encore

Tout reste à faire

et on n’a rien commencé

tout est trop lourd

tout est un détour

ne pas penser

pour ne pas peser

franchir les mers

et les obstacles à la suite

vivre à rebours, compter

des brutilles de temps

S’étendre sous la pluie

enfin retrouvés

les songes d’enfant

conte des temps

refrain donné

sourire glissé vers l’azur

complice et connu

rendre grâce de son coeur

que la foule accueille

-égalité-

la plasticité ou le royaume de l’avenir

des mots d’un enfant criard

projectiles contre les murs

des contours

des hommes

traversés [en trombe]

des femmes présentes

et la lumière blafarde

-gris métal-

quand des vastes

reflets

égaient

cette feuille archiviste

d’un rayon tachée

l’oeuvre des jours de pluie

  • une précision blanche-

des balises volutives

accordent à ma nuit

son souffle de forge

vois de la maison

le voyage habité

ting ting ting les choses acclimatées nous souffrent la besogne le long des bestioles les chevaux arnachés / portent l’hélicoïdale délice achalandent une voie de passage pour les traits qui feront mal

-ligne au fer-

suivre les couleurs malgré leur absence de motif

se laisser convaincre et attenter les petits espaces en un effort variable

les rêves à l’abandon de soi

né isolé par la trace et les nombres renversés

-en suivant ma porosité-

un essort à nulle autre pareil

l’hybride qui regarde en face l’instant d’à côté

pourquoi se dire pourquoi

pourquoi quand

pourquoi qui

pourquoi quoi

pourquoi pas?

Mais pourquoi?

mes accoups pas à pas

à côté pas que toi

cotillon pacotille,ma brindille

des accrocs

dans le studio politique

en pratique as de pique

biscoto, marionnette et paquerrette

mais pourquoi?

Mais se dire pour qui?

pas pour soi

mais pour suivre une parcelle

une de celles qui recelle des milliers

de pour qui

pourquoi pas y souscrire?

pourquoi moi à chaque fois j’apprécie

si je suis si pressé

je suis précis donc merci

Voyage…

éclairés par une musique étrange

nous sommes présents à la nuit

le chemin est passager

qui n’attend plus personne

voit le monde et l’instant

suit ligne souterraine

des corps fluides évoqués,

indescriptibles et beaux.

d’hommes

Nous piquerions alors ce signal électrique

d’environnantes plainesen forêts attenantes

le coeur désolé atténue

l’isolation supportéede chaque battement

par un écho instable

prolonge le supplice et l’envie

l’indomptable énigme

si souvent contournée

par manque de retenue

y compris par soi

y compris pour soi

tablant l’amélioration

par délà le possible espoir

in no one’s kitchen….

…there is no airport underground…… …….no airport…………..

……….no airport…. and no why?

clairvoyant

Sa beauté exhibée par le regard

elle tourne la tête

l’ horizon est une alliance immense

Son épaule au contour de nuit

est ordres qui vous dévore

au premier sommet abrupt

fragilité absurde

des masques de destinées

elle s’échappe et reste

à tout aveu rétive

de ses contrées immobiles

se tisse une robe de porcelaine

Ne rien demander

qu’une seconde de plus haleter à l’ombre

les vagues se brisent ailleurs

comme au premier jour d’un éternel récit

que cette dans sans fin

nos corps sans mots

chantent la mémoire

à nul autre demain pareille

Canalysant l’impalpable, le superflux coagule. Désespérés de n’y voir que la cohérence décadente des spectres,

les passagers ont fui l’aéroport et se sont réfugiés pour un temps dans les ruines de l’ancienne cité.

L’horizon se perd au delà du périphérique. Un écran isolé divulgue encore les informations nécessaires à la circulation des errants.

Sur support numérique haute définition, des signaux adressés à personne… diffuse sur les murs enfermés, le poison d’une époque

le nombril porte une esquisse malsaine*

D’allumés chérubins en ont tiré une vengeance malsaine

l’aimante poésie à leur machine sans maître

oppose sa seule arme

je suis de ceux qui savent, sous la peau,

les sommets plombés du drapeau à entendre la mort rire seule,

d’une phrase craint le pire, on leur fera un sonnet

tu as du mal à déduire fera un sonnet, dans tous les cas,

c’est l’heure d’assumer ceux qu’on efface d’un revers de la main,

tu as du mal à entendre, ressasse, tu connais,

je suis libre, et je boîte de misère

et tu doutes quand en rêves tu me traites de marchand

,de tarés machinards se cagoulent dehors, c’est dément,

les autres me vois, se conjurent ou me disent amour.

Je suis un texte bien sorti, une semence d’encre bien sèche,

depuis les jours sont sans stylo, un paon mène la danse et

je reste au bar le dos tourné à la plume… un doigt abimé.

quand les choses courent après la lune, la loi du poing te pend au nez

de tes marques verrouillées

j’en ferais des pleines plaies

tu souris quand et je vous laisse deviner

si l’amant y gagne en sagesse et glisse

et tu jures que tu es plus pur et plus dur

tu dors, loin d’une bouteille en bout de ficelle et des sifflets un sourcil en sursis fissa

Les 7 degrés au fond de mon cerveau

ma parole au bout d’une pointe rouillée

Un trajet en surface jusque là où se brisent les vagues

Ton reflet disparaît trop vite dans les gouttes sur la ville vitre vite

nos corps emportés roulent une seconde de plus

le sol hurle cette danse à la mémoire d“un chant

ce signal repercuté prolonge encore l’envie

y compris par soi y compris pour soi

de l’espoir par délà le possible

quand l’oeil dans la glace cherche

une issue au soupir

un chant de lumière

chemine alors alentours

demain ruisselle

vers l’aube sur

des visages creux

le soleil comblera

les étoiles d’or

et se perdra sous la barbe

divisée en poussière

Révélateur

Au moment où la fiction prend le pas sur le réel,

la perception de l’art advient en passant

d’une vision et d’une sensation passives

à une vision et une sensation actives.

Le déploiement du diagramme

un organisme en séquences